formation-3La médecine qu’incarnait mon professeur, le Dr Leung Kok Yuen, et que j’ai aujourd’hui l’honneur et la responsabilité de transmettre, est bien plus qu’une simple somme de connaissances ou de pratiques. Elle suppose une compréhension profonde et intime de la nature et de ses lois, ainsi que de sa propre nature.
Pour essentielles qu’elles soient, la connaissance et la compétence ne suffisent pas encore à faire un bon ethnomédecin. Quelle que soit la branche thérapeutique qu’il exerce, un praticien de médecine traditionnelle chinoise se doit de savoir prendre soin de lui-même, et d’exercer son art dans le respect d’autrui.
Parce que la prise en charge de la souffrance humaine n’est pas une activité anodine ;
Parce que nous sommes le premier outil de la guérison de nos patients ;
Parce qu’il est préférable d’être sur la berge pour tirer les autres de l’eau ;
Parce qu’il faut être capable de faire le silence au-dedans de soi pour entendre les autres ;
Parce que la médecine des hommes est une science humaine, qu’il convient d’incarner pour pouvoir l’appliquer ;
Parce qu’il ne sert à rien de transmettre un enseignement de qualité si l’on ne se préoccupe pas de la qualité de celui qui le reçoit ;
Le CEDRE a mis en place, à travers ses modules de formation et son cadre d’étude, les éléments nécessaires à la transformation personnelle qui accompagne naturellement l’art que l’on pratique.
Si notre enseignement comprend, en plus des matières communes à la plupart des formations de médecine chinoise, de la méditation, du Qi Gong, une formation en ethnopsychologie, une réflexion approfondie sur la mort, ou encore une pratique de soins dans le contexte humanitaire, ce n’est pas pour le simple plaisir de nous démarquer des autres écoles. C’est parce que nous estimons que de telles connaissances, et les transformations intérieures qu’elles induisent, font partie intégrante de la formation d’ethnomédecin.
J’attends de tout praticien diplômé du CEDRE qu’il ne soit pas seulement une personne dotée d’un savoir et d’un savoir faire, mais aussi d’un savoir être. C’est à dire qu’il fasse preuve d’un certain nombre de qualités humaines et respecte les valeurs qui font partie de la charte éthique du CEDRE. Cette charte, présentée au cours de la formation, comprend entre autres :

  • l’exemplarité dans l’hygiène de vie personnelle ;
  • la rigueur et l’intégrité morale ;
  • la bienveillance, la tolérance et le respect d’autrui ;
  • le respect absolu du secret professionnel.

Le Dr Leung incarnait la médecine qu’il enseignait. Je m’efforce de faire de même, et j’attends la même chose de ceux qui prendront ma suite.